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sabato 28 febbraio 2009

Dimanche 1er mars 2009


Méditations de Catholique.org

Dimanche - Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi





Dimanche 1er mars 2009
Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle !







Saint Marc 1, 12-15
Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »



Prière d’introduction Seigneur Jésus, sois à mes côtés pendant ce temps de prière. Que ton Esprit Saint m’éclaire et m’aide à prier avec ferveur et amour.

Demande Seigneur Jésus, aide-moi à resister à l’heure de la tentation.

Points de réflexion
1. Le rôle de la tentation. La vie publique de Jésus commence par un duel avec Satan. Avant de faire de miracles, avant de raconter des paraboles, avant de choisir ses disciples, le Seigneur nous indique clairement sa mission. Il est venu sur la terre pour détruire les oeuvres du diable et établir le royaume de la grâce. Pour le faire, Jésus a confronté la plus grande arme de Satan : la tentation. Satan séduit la volonté de l’homme pour le faire tomber dans une vie de péché. Jésus rencontre le diable sur son propre terrain et — face à une tentation mystérieuse - ne se détourne pas de la volonté de son Père. La tentation joue un rôle important dans le plan du rachat. Elle nous aide à nous définir en dirigeant nos vies vers Dieu par une étreinte de la grâce ou vers le péché par une étreinte de nous-même. Chaque fois que la tentation lève sa tête - sous des formes multiples — nous atteignons un point déterminant. La liberté humaine laisse toujours l’homme libre d’accepter ou de rejeter la tentation et sa décision détermine le caractère de sa personne. Nous marchons en équilibre entre le bien et le mal à chaque moment, nous sommes en permanence face au choix de devenir un saint ou un criminel.

2. Des bêtes sauvages et des anges. Nous avons en nous-mêmes le potentiel de devenir des saints ou des pécheurs. Personne n’a de destin prédéterminé. Même les anges ont dû faire un choix libre pour le bien ou pour le mal, et par ce choix, ils ont forgé leurs destins personnels. L’amour et le dévouement des anges qui ont choisi le bien ont fait d’eux des instruments fidèles à la volonté et au plan de Dieu. L’égocentrisme des démons les a transformés en des bêtes affamées sans cesse à la recherche d’âmes à dévorer. Nous, par nos choix même les plus intimes et secrets, sommes acteurs de cette lutte continue et cosmique entre le bien et le mal. L’heure de la tentation est l’heure du choix et de la décision. Plus la tentation est forte, plus la décision sera forte. Un choix répété en faveur du bien nous donne une habitude de faire le bien. Beaucoup de bonnes habitudes forgent un caractère vertueux. Avoir un caractère vertueux, ouvert à la grâce de Dieu, est la définition de la sainteté.

3. Ici et maintenant. La présence de Jésus en Galilée a été marquée par un appel à la décision. Personne ne peut rester indifférent face au Christ ; personne n’entend son message sans prendre une décision conséquente. Jésus appelle tous les hommes et toutes les femmes à faire partie de son royaume, et cet appel force constamment des personnes à choisir : ou bien de se rapprocher de lui, ou bien de s’en éloigner. Le meilleur moment est le moment présent, et le meilleur endroit est toujours ici où nous nous trouvons. Si non maintenant, quand ? Si non ici, où ?

‘L’Eglise comprend donc le temps de carême comme un défi spécial à combattre le mal, à ses racines mêmes. La tentation est non seulement une occasion de péché, mais c’est également une racine du péché. L’homme est non seulement attiré par le mal, mais parfois il est également entouré par le mal. Le Christ met en garde l’homme de tout cela dès le début de ce chemin qui est le carême. En même temps il met au courant chacun de nous de la puissance salvatrice de l’évangile’ (Homélie du pape Jean Paul II, 24 fév., 1985).

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, donne-moi la force à l’heure de la tentation. Que les tentations que j’arrive à surmonter deviennent les pierres de touche d’ une vie sainte.

Résolution Aujourd’hui je serai attentif aux manières subtiles par lesquelles je suis tenté à centrer ma vie sur moi-même. Quand ces tentations viennent, je m’engage fermement à choisir la volonté de Dieu et non la mienne.


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lundi 2 mars 2009
Rentrer à la maison


Saint Matthieu 25, 31-46
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ’Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »



Prière d’introduction Seigneur, je crois que tu m’as créé pour toi. J’espère en toi parce que toi seul es le garant de mon bonheur vrai et éternel. Je t’aime et je sais que c’est seulement en t’aimant que je puisse atteindre le ciel.

Demande Seigneur, que je vive la charité envers tous.

Points de réflexion
1. Jésus tel qu’il est vraiment. Il est impossible de bien connaître une personne simplement en regardant sa photo. Il faut faire connaissance de sa personne. Le jour viendra quand le Christ se présentera à nous. Nous ne le verrons plus comme un homme, comme quand il a vécu sur la terre. Nous ne le verrons plus par intermittence, comme au moment de la Résurrection quand les apôtres ont eu des aperçus de sa gloire. Nous ne le verrons plus sous l’aspect du pain et du vin, comme dans le sacrement de l’Eucharistie. Nous le verrons tel qu’il est dans sa gloire. Nous préparons-nous pour cette rencontre définitive et merveilleuse ? Nous nous préparons à cette rencontre en rencontrant le Christ dans notre prochain. Aimer ceux qui sont dans le besoin, c’est aimer le Christ lui-même.

2. Nos actions ont de l’importance. Notre vie sur terre est un cheminement vers Dieu, et nos actions sont les moyens que nous prenons pour atteindre le but final. Le Christ nous jugera non seulement pour le mal que nous avons fait, mais surtout pour le bien que nous n’avons pas fait. Le péché d’omission est le péché le plus grave : c’est s’obstiner à ne pas faire le bien que nous pouvons faire. Saint Grégoire le Grand a écrit, "Bien sot est l’homme qui sur son chemin oublie où il se dirige." Sur notre chemin vers Dieu, le péché d’omission équivaut à ne pas vouloir avancer ou à marcher dans la mauvaise direction. C’est en pensant aux autres plus qu’à nous-mêmes que nous faisons des pas de géant vers notre destination finale.

3. Rentrer à la maison. Dans ses "Confessions," saint Augustin a écrit que Dieu nous a faits pour lui et que nos cœurs ne trouvent de repos qu’en lui. Dieu est notre maison. Nous serons heureux seulement avec lui. Mais il faut vouloir arriver à cette maison. À notre mort, Jésus ne nous posera qu’une question, et notre entrée dans notre maison éternelle dépendra de notre réponse. Jésus nous demandera si nous avons aimé les autres comme il nous a aimés. La volonté de Dieu est que nous soyons ses enfants dans le Christ. C’est le "royaume" préparé pour nous depuis le commencement du monde. Ne pas vivre de manière à atteindre ce royaume est comme ne pas vouloir rentrer à la maison.

Dialogue avec le Christ Seigneur, aide-moi à me rendre compte que la vie est courte et que mes actions me conduiront ou bien vers toi ou loin de toi. Je veux atteindre cet état dans lequel je serai en pleine communion avec toi. Ne me laisse jamais oublier que le chemin qui m’y emmène est celui de l’amour, et qu’aimer c’est se donner aux autres, en cherchant toujours à faire ce qui est bien.

Résolution Aujourd’hui, je tirerai profit de toutes les occasions qui se présenteront pour aider les autres. Je me rendrai compte qu’en faisant ainsi, je rencontre le Christ lui-même.


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mardi 3 mars 2009
Une leçon de prière


Saint Matthieu 6, 7-15
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié. Que ton Règne vienne ; que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »



Prière d’introduction Seigneur, je me rends compte que tu sais ce qui est le meilleur pour moi, et c’est pour cela que je crois en toi. Tu es plus intéressé par mon bien-être spirituel que je ne le suis moi-même, et c’est pour cela que je te fais confiance. Tu me donnes toujours ton pardon affectueux malgré mes péchés, et c’est pour cela que je t’aime.

Demande Seigneur, enseigne-moi à prier.

Points de réflexion
1. Ne rabâchez pas. Certaines personnes aiment parler. Elles veulent qu’on les écoute, mais elles n’ont pas autant d’intérêt pour écouter les autres. Cependant, il est difficile d’écouter si on n’est pas habitué au silence. Sainte Thérèse de Calcutta a dit que la prière est le fruit du silence. Jésus veut nous faire comprendre que pour prier, il s’agit plus d’écouter que de parler. Quand je suis avec quelqu’un qui en sait beaucoup plus que moi sur un sujet qui m’intéresse, je ne pose pas trop de questions : je me contente d’écouter. Jésus nous révèle Dieu le Père. Notre prière consistera donc à nous mettre à l’écoute de Jésus, notre Seigneur, qui nous parle de son Père.

2. Le Père de toutes choses. Jésus nous assure que Dieu le Père sait ce dont nous avons besoin, avant que nous ne le lui demandions. Toutefois, il faut demander, parce que par notre demande nous nous rendons compte que nous avons des besoins que seul Dieu notre Père peut nous accorder. Nous apprenons à demander à Dieu ce dont nous avons le plus besoin pour notre salut. C’est pourquoi Jésus nous a enseigné le "Notre Père." La prière du "Notre Père" nous rappelle que Dieu est le Père de tous et de toutes choses, et donc que chaque personne humaine est vraiment notre frère. En priant le "Notre Père," nous demandons essentiellement trois choses : que Dieu ait la première place dans notre vie, qu’il satisfasse nos besoins matériels et spirituels, et qu’il nous accorde son pardon.

3. Pardonner et être pardonné. Jésus souligne ici l’importance du pardon. La première lettre de Jean nous rappelle que nous sommes tous des pécheurs (1 Jn 1,8). Une des caractéristiques essentielles de la vie chrétienne est la recherche de la miséricorde affectueuse du Christ. Nous pouvons l’éprouver seulement si nous la mettons en pratique nous-mêmes. Nous pouvons admirer une personne qui saute en parachute d’un avion, mais nous ne comprendrons pas vraiment l’expérience avant de l’avoir faite nous-mêmes. Nous saisissons la vraie signification de la miséricorde quand nous pardonnons à une autre personne. Notre miséricorde ne sera pas comme celle du Christ : lui n’a jamais péché, et il nous pardonne alors que nous ne le méritons pas. Si le Christ nous a pardonnés, comment ne pas pardonner aux autres ?

Dialogue avec le Christ Seigneur, je te remercie de m’avoir enseigné à prier le Père. Je ne prie pas toujours autant que je le devrais. Le pape Jean Paul II a dit : ‘Celui qui prie peu, aime peu’. Aide-moi à prier plus et mieux. Aide-moi à vouloir de tout mon cœur donner à Dieu la première place dans ma vie, préférer sa volonté à la mienne. Apprends-moi à traiter mes proches comme je voudrais qu’ils me traitent, en leur pardonnant quand ils m’offensent.

Résolution Je choisirai un moment spécifique que je consacrerai à la prière chaque jour.


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mercredi 4 mars 2009
Mettons notre lampe sur le boisseau


Saint Luc 11, 29-32
Comme la foule s’amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l’extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.



Prière d’introduction Père éternel et tout-puissant, en ta présence j’ouvre mon cœur pour recevoir ta grâce et ta force. Tous mes désirs les plus profonds sont entre tes mains. Tu m’entoures de ton amour infini. J’ai confiance en toi et je t’offre avant tout le renouvellement de mon propre amour pour toi et de mon engagement pour établir ton royaume dans la société. Amen.

Demande Père, donne-moi la grâce d’être une vraie lumière pour tous ceux qui m’entourent.

Points de réflexion
1. Les marques d’une génération mauvaise. Le mal existe à chaque génération. Une manifestation particulièrement sinistre est celle de la résistance à Dieu et de l’aversion pour la bonté morale sous toutes ses formes : l’apathie religieuse, le cynisme intellectuel qui empoisonne tout geste de bonté chrétienne, l’idole omniprésente du consumérisme, une industrie de biotechnologie qui refuse des paramètres moraux, un système d’éducation dont l’"orthodoxie" est le relativisme moral et qui permet aux générations successives d’adolescents de patauger dans l’incohérence la plus néfaste Telles sont les marques d’une génération mauvaise.

2. Appelé à être un signe. Quel signe sommes-nous appelés à être pour "cette génération mauvaise" ? Si nous regardons l’exemple de Jésus, nous constatons qu’il n’a pas donné aux hommes et aux femmes de sa génération le "signe" qu’ils voulaient : l’effacement de tous leurs problèmes, un redressement miraculeux de leurs dettes, une pluie de pièces d’or. Jésus n’a pas dit aux foules ce qu’elles voulaient entendre ; il leur a dit ce qu’elles devaient entendre. Qu’est-ce que notre génération a besoin d’entendre de la part de catholiques engagés et fidèles ? Quel est le "message " que je suis appelé à donner à mes proches jour après jour ?

3. La torche est entre mes mains. Pour beaucoup des personnes qui m’entourent, je suis peut-être le seul lien possible avec Jésus Christ, avec son Eglise, avec la vérité morale, avec la vérité qui libère l’homme. Par mon baptême, je suis engagé à transmettre cette vérité, de la manière la plus efficace possible, à ceux que je rencontre. Le Christ compte sur moi. Le Christ peut-il compter sur moi pour être son porte-parole ? J’ai reçu le plus grand des dons - le don de la foi en Christ et son Eglise. Qu’est-ce que je fais au quotidien pour partager ce don avec mes frères et mes sœurs ?

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, une des plus grandes joies dans ma vie est d’être un canal par lequel tu communiques ta lumière et ta vérité à quelqu’un qui est perdu dans l’obscurité d’un âge mauvais. Rends-moi de mieux en mieux disposé à parler de toi, à inviter d’autres à ouvrir leur cœur pour te recevoir. Enlève toutes les craintes que je pourrais avoir de donner un témoignage décisif de ma foi en toi, quand l’occasion se présente, et par ce pauvre instrument, attire beaucoup de personnes à toi. Amen.

Résolution Je trouverai une manière, dans mes paroles ou par mes actions, d’être un témoin de ma foi en Jésus le Christ auprès de quelqu’un, aujourd’hui.


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jeudi 5 mars 2009
Demandons ce dont nous avons vraiment besoin


Saint Matthieu 7, 7-12
« Demandez, on vous donnera ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, à qui frappe on ouvrira. Ou encore, qui d’entre vous si son fils lui demande du pain lui donnera une pierre ? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux, donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le lui demandent. »



Prière d’introduction Seigneur Jésus, souvent dans ma prière je me trompe de demande. Apprends-moi à te demander ce qui est vraiment important pour moi : t’aimer par-dessus toutes choses. Je crois que toi seul sais ce qui est le mieux pour moi. J’espère en toi parce que tu es fidèle à tes promesses, et tu nous as promis que tu nous donneras ce que nous demandons. Que mes besoins matériels ne me fassent jamais oublier mes besoins spirituels, qui sont beaucoup plus importants.

Demande Seigneur, accorde-moi la grâce de vouloir ce que Dieu veut pour moi et de lui demander avec insistance de me l’accorder.

Points de réflexion
1. La prière exige un effort. Parfois nous voudrions avoir des choses sans avoir à exercer un effort pour les obtenir. Ceci peut être possible à un niveau matériel ou humain, mais cela ne fonctionne pas au niveau spirituel. À un niveau humain, il nous arrive d’attacher une telle valeur à certaines choses que nous sommes disposés à exercer tout l’effort nécessaire pour les obtenir. Les athlètes, par exemple, sacrifient leur temps et leur énergie à l’entrainement afin de gagner une médaille olympique. Dieu sait que ce dont nous avons besoin est d’utiliser notre liberté correctement afin de chercher le plus grand bien possible. Dieu veut nous donner ce dont nous avons le plus besoin, mais il veut que nous le lui demandions. Jésus nous assure que Dieu ne nous laissera jamais sans réponse.

2. Dieu est un bon père. Jésus affirme que, à la différence de nous-mêmes, Dieu est bon et ne peut pas être mauvais. Les gens deviennent fâchés avec Dieu quand, à leur avis, les choses vont mal. Dieu ne fait pas de mauvaises choses ; le problème est que nous ne voyons pas les choses comme lui. Quand on est enrhumé et que l’on sort au soleil, la lumière du soleil fait mal aux yeux. Le soleil n’a pas changé ; le froid a rendu les yeux incapables de recevoir la lumière du soleil comme d’habitude. Quand nous pensons que Dieu nous blesse, ce n’est pas parce que Dieu n’est plus bon, c’est parce que nous ne vivons pas avec foi.

3. La règle d’or. Le fait que Dieu soit notre père implique que nous sommes tous des frères et sœurs. La dignité humaine réside dans le fait que Dieu a créé chacun de nous à son image et à sa ressemblance. Ce dont nous avons tous vraiment besoin, et que nous devrions demander, c’est amour. Nous ne pouvons pas vraiment aimer Dieu si, en même temps, nous n’aimons pas les autres. Dans sa première lettre, saint Jean nous le rappelle : "Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère."(1 Jn 4, 20-21). Notre amour se montre par nos actions. Le premier niveau de l’amour est de faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils nous fassent. Sans ce premier niveau, ce serait une illusion de penser que nous aimons nos frères.

Dialogue avec le Christ Jésus-Christ, garde-moi de l’attitude dangereuse de penser à moi-même plus qu’à mon bien-être spirituel ou à celui de mes frères. Aide-moi à comprendre que me chercher conduira inéluctablement à me perdre. C’est seulement en te cherchant par-dessus toutes choses que je te trouverai et que je me trouverai moi-même.

Résolution Aujourd’hui je chercherai à imiter Dieu en faisant du bien à ceux qui m’entourent.


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vendredi 6 mars 2009
Le christianisme : une école de dépassement


Saint Matthieu 5, 20-26
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »



Prière d’introduction Je crois en toi, Seigneur, parce que ta doctrine n’est pas purement humaine. Je crois en toi, parce que tu as pratiqué ce que tu as prêché. J’espère en toi parce que, bien que je trouve difficile de vivre ton enseignement, tu me donnes la force que je ne peux pas trouver en moi-même. Je t’aime, parce qu’alors même que je t’ai souvent offensé, tu me pardonnes toujours, tu m’élèves vers le haut et tu me donnes une autre chance.

Demande Seigneur, donne-moi la grâce de pardonner à ceux qui m’ont blessé.

Points de réflexion
1. Mieux que les Pharisiens. Le christianisme demande d’aller plus loin : au delà de ce qui est prévu, au delà de ce qui est normal. Les Pharisiens étaient les modèles de la religion juive, mais le Christ demande à ses auditeurs de les surpasser. Ceci signifie que la religion est plus que des formalités. A quoi bon accomplir une pratique religieuse loyalement, s’il n’y a pas l’amour ? Le royaume de Dieu est un royaume d’amour. Pratiquer notre religion sans grandir dans l’amour vrai revient à ne pas la pratiquer du tout. Les justes sont ceux qui préfèrent faire les choses comme Dieu veut qu’elles soient faites. Le psaume 73 commence avec l’exclamation : " Oui, Dieu est bon pour ceux qui ont le cœur pur !"

2. Se fâcher. Il est facile de se fâcher, parce que la colère est un sentiment qui survient quand nous sommes confrontés à un mal difficile à surmonter. Ainsi, si nous pensons que quelqu’un veut nous nuire, nos actions seront guidées par la colère. Cependant il y a un problème : nous nous fâchons souvent au sujet de choses qui ne sont pas vraiment un mal en elles-mêmes, mais seulement un mal pour nous. Quand nous recherchons le silence, n’importe quel bruit nous irrite. Quand nous avons faim, un réfrigérateur vide nous exaspère. Jésus va jusqu’à enseigner que tuer un homme et se fâcher avec lui sont des maux analogues. C’est parce que notre tendance à la colère réside dans l’égocentrisme, et quand nous nous fâchons avec une personne, nous le traitons d’une manière qui nie sa dignité.

3. La réconciliation. La haine produit une réponse de haine. La colère produit une réponse de colère. La violence engendre la violence. Afin de casser ce cycle négatif, il est nécessaire "de faire le contraire". Quand on nous déteste, aimer. Quand on nous provoque, être doux. Quand on nous blesse, pardonner. Quand quelqu’un me fait du mal, je réponds en faisant le bien, par une bénédiction. Beaucoup de conflits dans la société et dans le monde sont dus au fait que l’homme ne sait pas toujours chercher la réconciliation. Demander pardon ou pardonner de bon cœur est fréquemment perçu comme de la faiblesse. Ce n’est pas du tout une faiblesse ! Le pardon est quelque chose qui exige une grande force. Était-ce facile pour Jésus de pardonner à ceux qui l’ont crucifié ?

Dialogue avec le Christ Jésus, enseigne-moi comment aller au delà de mes tendances naturelles, au delà de mes désirs personnels, au delà de mes préoccupations, de sorte que je puisse être un vrai chrétien et te suivre avec un cœur pur et contrit. Que je te démontre combien j’apprécie ton pardon en pardonnant aux autres. Remplis-moi de ton amour et de ta force de sorte que je puisse vivre de manière véritablement chrétienne.

Résolution Face à une contrariété, je dominerai ma colère et je réagirai de manière aimable.


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samedi 7 mars 2009
Vivre à un niveau surnaturel


Saint Matthieu 5, 43-48
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »



Prière d’introduction Seigneur, je crois en toi parce que tu es la vérité même. Je ne comprends pas toujours tes paroles, mais ce sont tes paroles, et je veux les accomplir. J’ai confiance en toi parce que tu me donnes la force pour faire ce que tu me demandes. Aide-moi à ne jamais l’oublier. Seigneur, je t’aime parce que tu désires ce qui est le meilleur pour moi.

Demande Seigneur, augmente mon désir de mettre tes enseignements en pratique.

Points de réflexion
1. Une tendance naturelle. Il nous est facile d’aimer ceux qui nous aiment et de dédaigner ceux qui nous dédaignent. Mais le christianisme nous invite à aller au delà de ce qui est "facile". C’est pourquoi Jésus nous demande d’aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent. Si ce n’était pas le Christ qui avait prononcé ces mots, avec son autorité extraordinaire, sûrement nous ne les prendrions pas au sérieux. À un niveau naturel, l’amour exige la réciprocité de celui que nous aimons ; à un niveau surnaturel, ce n’est pas le cas - ou plutôt, l’amour de Dieu suffit pour que nous aimions même nos ennemis. Le Christ ne fait pas que suggérer une attitude ou une action possible à ses auditeurs. Il énonce ce qui est nécessaire pour vivre en plénitude d’enfants de Dieu notre Père.

2. Vivre de manière surnaturelle. Jésus se rend compte que nous ne pouvons pas aller au delà du naturel sans son aide. S’il nous demande de vivre de manière surnaturelle –aimer nos ennemis signifie aimer de manière surnaturelle - il nous donnera la grâce nécessaire pour le faire. Marcher sur l’eau ne vient pas naturellement à l’homme. Pourtant dans l’évangile il y a un moment où Pierre marche sur l’eau. Il le fait aussi longtemps qu’il pose son attention sur le Christ. Quand il cesse de regarder le Christ, il commence à couler. La même chose se produit quand nous essayons de vivre de manière surnaturelle. Aussi longtemps que nous cherchons la grâce par les sacrements et que nous nous centrons sur le Christ davantage que sur nous-mêmes, nous pourrons vivre de manière surnaturelle. C’est quand nous devenons capables d’aimer ceux qui ne nous aiment pas que nous sommes sûrs d’aimer de manière surnaturelle.

3. Devenir parfait. C’est un fait qu’aucune personne humaine n’est parfaite ; mais, chaque personne humaine peut et doit se perfectionner. La perfection implique atteindre un état pas encore atteint. Elle signifie atteindre le but pour lequel nous avons été créés. Nous en trouvons l’illustration dans le monde de la technique. Les consommateurs de projecteurs vidéos exigent une plus grande résolution, ceux qui achètent des ordinateurs demande des ordinateurs toujours plus rapides et efficaces - la liste continue. Ne soyons pas étonnés que le Christ nous demande d’être parfaits. Certainement nous ne pouvons pas être parfaits de la même manière que Dieu - Dieu est Dieu et nous ne le sommes pas. Le Christ nous demande de réaliser notre perfection humaine et spirituelle à travers les actions qui nous font le plus porgresser. Ces actions sont les vertus. La vertu qui nous conduit le mieux à la perfection est la charité.

Dialogue avec le Christ Seigneur, le plus je lis et je médite sur ton évangile, le plus je me rends compte que tu m’appelle à la perfection spirituelle. Donne-moi la grâce de comprendre que je ne peux pas et que je ne dois pas chercher cette perfection par mes propres efforts humains. J’ai besoin de ta grâce. Je te fais confiance, Seigneur, parce que je sais que tu es plus intéressé par ma perfection que je ne le suis moi-même, et donc que tu es disposé à m’aider à l’atteindre.

Résolution Aujourd’hui, j’essayerai d’aimer mon prochain sans me chercher moi-même.


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Cette méditation a été préparée par un prêtre
de la congrégation des Légionnaires du Christ.

Sponsored by the Legionaries of Christ and Regnum Christi, founded by Father Marcial Maciel, L.C. at the service of the Church.
Copyright 2002, Legion of Christ. All rights reserved.

lunedì 2 febbraio 2009

Dimanche 1er février 2009


Dimanche - Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi




dimanche 1er février 2009
Jésus et le Mauvais : un antagonisme irrémédiable


Saint Marc 1, 21-28
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.



Prière d’introduction « Tu es Le Saint, le Saint de Dieu, que nous veux-tu ? » Nous savons que tu as les paroles de la vie éternelle et que tu peux chasser le Mauvais. Tu as pouvoir sur tout mal et tu peux conquérir tout péché. Tu es prêt à le faire en raison de ton amour sans condition pour nous. Je suis prêt à écouter humblement ta parole et à répondre, de sorte que je sois guéri et que je vive avec toi pour toujours.

Demande Jésus, aide-moi à faire confiance en ton pouvoir de me guérir de mon péché.

Points de réflexion
1. Sa manière d’enseigner. Jésus enseigne avec autorité – c’est tout naturel puis qu’il est le Fils de Dieu ! Il est celui qui a les paroles de la vie éternelle, nous dit Simon Pierre. (Jn 6, 68) Il est aux côtés du Père, depuis toute l’éternité. Il est venu pour nous montrer le chemin vers le Royaume du ciel. Dans le monde d’aujourd’hui tant de voix nous troublent et nous font douter de notre foi !Pourquoi ne pas simplement écouter avec notre cœur le message simple que Jésus Christ est le Chemin, la Vérité, et la Vie ?

2. Jésus est le plus fort. Jésus donne un ordre au Mauvais, et il le soumet. Le Mauvais craint la puissance du Christ. Il est réduit au silence et chassé par une seule parole du Christ. Souvent nous nous inquiétons et nous craignons que le péché et le mal aient prise sur nous et que nous ne puissions pas y échapper. Nous pensons que nous ne pouvons pas vivre comme le Seigneur nous le demande. Et pourtant, sa parole fait fuir le mal sur le champ. Il peut faire la même chose en nos vies, si nous mettons toute notre confiance en lui.

3. Le mal que je ne peux pas surmonter. Quel est le mal ou le péché principal que je n’arrive pas à éliminer ? Quel est mon défaut ou ma faiblesse la plus importante ? Tous mes efforts pour progresser ont été bloqués par une puissance insidieuse, plus forte que ma vertu. Je dois me tourner vers le Christ et mettre ma confiance en sa parole de vie. Je dois lui demander de me libérer de cette force pernicieuse qui me ronge et qui m’empêche d’aimer et de me donner à Dieu et aux autres, de tout mon cœur.

Dialogue avec le Christ Fais-moi entendre ta parole de vie, Seigneur. Libère-moi du pouvoir du mal. Ne le laisse pas diriger ma vie ni m’éloigner de ton amour. Donne-moi ta grâce : cela me suffit.

Résolution Je ferai confiance au Seigneur avec courage pour m’aider à surmonter mes défauts et l’influence du mal dans ma vie.


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lundi 2 février 2009
Surprise et étonnement


Saint Luc 2, 22-40
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l’Esprit, Siméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Siméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.



Prière d’introduction Seigneur, que mes yeux te voient comme le véritable Sauveur, l’unique Rédempteur et la Parole coéternelle du Père. Puissé-je comprendre pleinement que tu es un trésor de la plus haute valeur, le suprême, le Tout-Puissant, le créateur et le maître de l’univers et mon Seigneur et mon Dieu. Fais croître ma foi et mon amour pour toi.

Demande Puisse cette connaissance profonde de celui que tu es me conduise à t’obéir dans la joie,- et parfois l’héroïsme,- par amour pour toi.

Points de réflexion
1. La vertu de religion. Marie et Joseph pratiquaient la vertu de religion, accomplissant tout ce qui était exigé par la religion juive, conduisant Jésus à Jérusalem pour l’offrir à Dieu et lui offrir deux tourterelles ou deux pigeons en sacrifice. L’obéissance à la religion et à l’autorité religieuse était une façon concrète de plaire au Père du ciel et de vivre leur foi d’une manière vraie et réelle. La vraie foi conduit à l’humilité et soutient l’effort d’obéir à Dieu en tout ce qu’il me demande. Ils sont nombreux parmi ceux qui m’entourent à accomplir leurs devoirs et leurs engagements religieux pour des raisons dénuées de sens. Une foi vivante conduit à une obéissance sans contrainte et aide à remplir ses obligations par amour. Seigneur, fais que je te demeure fidèle, à toi, à ma foi catholique et à tout ce qu’elle exige de moi.

2. Mes yeux l’ont vu. « Mes yeux ont vu le salut ». Est-ce là une exagération de la part de Siméon ? Cet enfant est-il vraiment celui, l’unique Sauveur qui doit sauver le monde ? Qu’est-ce que l’Eglise enseigne ? « La doctrine de la foi doit être crue fermement qui proclame que Jésus de Nazareth, fils de Marie, et lui seul, est le Fils et le Verbe du Père. La Parole qui ‘ était auprès de Dieu depuis le commencement’ (Jean 1,2) est le même que celui ‘qui s’est fait chair ’(Jean 1 :4). En Jésus, ‘le Christ, le fils du Dieu vivant’ (Mt 16,16) ,’ la plénitude de la divinité habite en Lui corporellement’(Col 2,9). Il est le Fils en qui se trouve la Rédemption….. Car il a plu à Dieu de faire habiter en Lui toute plénitude et de tout réconcilier par lui et pour lui sur la terre et dans les cieux par le sang de sa croix’ (Col 1 ,13-14 ; 19-20).

3. Je crois en Jésus-Christ. Seigneur, je veux m’arrêter pour méditer lentement, attentivement, sur ce qu’on dit de toi tel qu’enseigné par les paroles du Symbole de Nicée. Puisse la vérité de ta nature engendrer en mon cœur un amour humble et déférent. « Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel. Par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. »

Dialogue avec le Christ Seigneur, tout est en toi. Tu es toutes choses pour moi, personnellement. Chaque heure passée à chercher d’autres sources de bonheur est du temps perdu. Je veux t’aimer par-dessus tout et d’une façon intime et personnelle.

Résolution Tout au long de la journée aujourd’hui, je remercierai le Christ de s’être fait homme pour me sauver et je rappellerai cette grande vérité de foi à quelqu’un de mon entourage.


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mardi 3 février 2009
Levons-nous !


Saint Marc 5, 21-43
Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... - Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré - ... cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher-elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.



Prière d’introduction Seigneur, la foi, l’espérance et la charité sont des dons que tu répands en ceux qui te suivent. Infuse-les en mon âme. Unis-moi plus fermement à toi.

Demande Seigneur, augmente ma foi, mon espérance et mon amour pour toi.

Points de réflexion
1. Grâce en attente. Jésus, réalisant immédiatement qu’une force était sortie de lui, se retourna et demanda : “qui a touché mes vêtements ?” Le catéchisme nous enseigne que la foi, l’espérance et la charité, les vertus théologales, sont “infusées par Dieu dans l’âme des fidèles pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle.” (CEC 1813). La grâce de Dieu est en attente. Elle a juste besoin de la même foi que nous voyons chez cette femme de l’Evangile qui aperçut le Christ et crut en sa puissance.

2. Puissance et Foi. La femme de l’Evangile provoqua une réponse de la part de Seigneur. Il se retourne et redirige toute son attention vers elle. Toute l’attention divine était pour elle seule. Est-ce que je prends souvent l’initiative de faire appel au Seigneur pour qu’il dirige son attention sur moi ? Est-ce que je lui tends souvent la main dans la foi pour être guéri et recevoir sa force ? Un simple acte de foi peut amener le regard du Christ jusqu’à moi.

3. Se transcender. Elle a beaucoup souffert entre les mains de beaucoup de médecins et a dépensé tout ce qu’elle avait. Cette femme ressemble beaucoup aux personnes qui souffrent autour de moi. Peut-être ai-je demandé à Dieu pourquoi permet-il toujours la souffrance. Pourquoi n’intervient-il ni ne guérit-il pas plus tôt ? Pourquoi attend-il ? Cela restera toujours un mystère, mais il y a une certitude : quand nous souffrons, nous pouvons nous transcender nous-mêmes, nous pouvons laisser de coté notre égocentrisme pour appeler au secours. Tournons-nous vers Celui, le seul, qui est plus grand que la souffrance et nous apprendrons à accepter sa volonté avec amour.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je crois en ta force. Je veux vivre ce jour avec foi en toi et en ta puissance. Parfois, ma foi en toi parait faible. Je ne constate pas toujours de résultat immédiat. Je me décourage et recherche autre chose avec des résultats plus immédiats. Aide-moi à te faire confiance, en sachant que je récolterai le bon fruit au moment venu.

Résolution Aujourd’hui je surmonterai ma peur et mon anxiété en mettant ma confiance dans le Christ avec foi.


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mercredi 4 février 2009
Christ caché et honoré


Saint Marc 6, 1-6
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant.



Prière d’introduction Seigneur, enseigne-moi la vertu d’humilité. Je sais que l’humilité suppose souvent d’accepter la sécheresse et la souffrance à la place des consolations et gratifications immédiates. Ma nature recherche le confort et la facilité. Pour te suivre, je dois souvent renoncer à ces consolations. Cela n’est pas facile, mais par la prière et en restant uni à toi, cela devient possible. Fais que je puisse t’aimer jusqu’à choisir la croix pour t’imiter et pour te plaire.

Demande Aide-moi, Seigneur, à me réjouir d’être caché aux yeux des autres et à être oublié par amour pour toi.

Points de réflexion
1. Vie cachée. D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? Les proches de Jésus sont stupéfaits et troublés. Ils l’ont connu depuis qu’il est enfant et l’ont rencontré maintes fois alors qu’il grandissait. Il n’avait jamais montré une telle sagesse et un tel savoir. Rien d’extraordinaire ne s’était passé à son sujet. Le Christ était heureux de faire la volonté de son Père en silence, avec obéissance et austérité. Il n’a pas montré sa gloire avant le moment voulu, et alors, quand il le fit, ce fut dans la seule intention d’accomplir la volonté de son Père.

2. Disparaître. Saint Jean, dans sa première épitre, nous alerte sur le désir excessif de plaire aux autres et de vivre exclusivement pour l’apparence extérieure. Ces attirances font partie de l’esprit du monde qui peut corrompre notre amour pour Dieu. Nous sommes exhortés : “n’aimez ni le monde ni les choses du monde” (1Jean 2,15), parce que “le monde et sa séduction passeront” (1 Jean 2,17). Quand nous vivons pour l’apparence extérieure, ou seulement pour plaire aux autres, nous vivons pour une rémunération personnelle. Nous ne vivons plus pour Dieu ou pour le bien authentique des autres. Cette passion pour être vu et aimé peut nous dévorer entièrement, éteignant notre désir de suivre le Christ. Notre but devrait être de ne plaire qu’au Christ et de ne suivre que lui car “quiconque fait la volonté de Dieu vivra éternellement” (1Jean 2,17).

3. Honorer le Christ dans ma maison. Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. .Quel risque nous prenons en considérant le Christ et notre foi comme un dû ! Notre Seigneur nous a tout donné, même la possibilité de recevoir son corps et son sang chaque jour par l’Eucharistie. Notre nature est lente à croire et souvent aussi froide que la glace quand il s’agit d’aimer et d’être reconnaissant. Nous devons casser les chaînes de nos habitudes et de notre médiocrité et rallumer notre amour pour lui ainsi que notre sincère reconnaissance pour ses dons, particulièrement pour le don de l’Eucharistie. Puisse le Seigneur toujours être honoré dans ma maison et dans mon cœur.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je crois en toi et je t’aime. D’autres, peut-être, ne te manifestent que peu de respect ou d’amour, mais je me refuse à être si insensible. Mon cœur est ton trône et mon âme ton temple. Viens, demeure en moi et règne en maître absolu.

Résolution Je purifierai mes pensées afin que le Christ puisse toujours régner dans mon cœur et dans mon âme. Aujourd’hui, je louerai le Christ dans mes pensées et dans mes actes.


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jeudi 5 février 2009
Un esprit conquérant


Saint Marc 6, 7-13
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.



Prière d’introduction Seigneur, je crois en ton amour pour moi. Ton amour pour moi est si grand que tu m’acceptes comme je suis. En même temps, tu attends de moi que je sois meilleur, que j’aime davantage. Tu veux que ma capacité à aimer augmente afin que tu me remplisses davantage. Viens, Seigneur, agrandis mon âme par ton amour.

Demande Seigneur, éclaire mon intelligence. Aide-moi à voir les aspects de ma vie où ton royaume ne règne pas en maître. Puis donne-moi la grâce de changer.

Points de réflexion
1. Tout risquer pour lui. Jésus a donné aux Douze l’autorité sur les esprits mauvais et leur a appris à ne rien emmener en voyage. Il les a envoyés dehors à la rencontre d’un ennemi puissant, armés uniquement de leur foi et de leur confiance en lui. Le Christ demande à ses disciples de prendre de gros risques, jusqu’à souffrir par amour pour lui : manque de confort, être incompris, etc. Comme ses disciples, nous devons aller de l’avant, en répandant son message et en construisant son royaume, sans s’inquiéter du sacrifice que cela nous coûte. Suis-je motivé à me sacrifier pour l’Evangile ? Est-ce que la peur de ce que disent ou pensent les autres me retient ? Est-ce que je prends souvent des risques pour le Seigneur ? Chaque jour ? Chaque semaine ? Presque jamais ? Demandons au Christ d’augmenter notre foi.

2. Les richesses de la pauvreté. Le christianisme a toujours estimé la vertu de la pauvreté évangélique dans l’imitation de notre Seigneur Jésus Christ. Même les laïques qui possèdent des biens matériels devraient faire grandir en eux cette vertu. Jésus enseigne que les pauvres en esprit sont “heureux, ”, ajoutant que “le royaume des cieux est à eux.” (Mt 5,3). La pauvreté évangélique est la disposition intérieure et la conviction que la santé et les biens matériels, ainsi que tous les biens du monde (talents, qualités, etc...) sont des dons de Dieu et devraient être employés pour le rejoindre et accomplir son plan. Soyons prêts à les mettre de coté pour l’amour de Dieu et sa volonté dans ma vie. Cela exige souvent d’accepter la pauvreté et la souffrance intérieures que ressenti au moment d’y renoncer. La pauvreté évangélique purifie mes motivations égoïstes et mes idéaux personnels et renforce mon amour pour Dieu et pour les autres.

3. Conquérir avec le Christ. Quand, pour l’amour de Dieu, je renonce à l’utilisation de certaines de mes capacités, je ressens une souffrance intérieure et de la nostalgie. Peut-être que j’aime diriger les autres et je réalise que je dois abandonner cette habitude. Je fais l’effort – mais je sens immédiatement la tentation de revenir à ce “mode de contrôle”. Je me tourne vers le Christ dans la prière et je lui demande sa grâce. Si je persévère et continue de prier, je recevrai la grâce de surmonter et de maîtriser cette tendance. En fait, mon amour pour le Christ grandira et deviendra une compensation suffisante pour m’aider à rompre avec mon ancienne habitude. Que dois-je maîtriser dans ma vie ? Que ferai-je aujourd’hui pour commencer ?

Dialogue avec le Christ Seigneur, toi seul peut vaincre mes inclinations négatives. Tu connais leur force et combien je suis démuni pour les surmonter. Aide-moi à persévérer dans la prière et l’effort, afin, qu’ensemble, nous puissions réaliser la victoire de l’acquisition d’une nouvelle vertu en moi.

Résolution Aujourd’hui je déciderai de vaincre une de mes tendances négatives et je mettrai “la main à la charrue” pour commencer.


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vendredi 6 février 2009
Témoin de la Vérité


Saint Marc 6, 14-29
Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean le Baptiste qui est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 1 Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce qu’Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre. Cependant, une occasion favorable se présenta lorsqu’Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta 1a tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.



Prière d’introduction Seigneur Dieu, ouvre mon esprit afin d’entendre ta parole et de le recevoir dans mon cœur. Qu’elle soit pour moi la parole qui donne la vie et qui guide mes actions ce jour et chaque jour de ma vie. Que ma contemplation de ta parole me mette sur le chemin sûr et certain de la vie éternelle.

Demande Seigneur, que mon amour pour toi soit fort et courageux et me permette de témoigner de la vérité. Donne-moi la force de ne jamais craindre les conséquences de mon engagement à tes côtés.

Points de réflexion
1. Parler vrai face au pouvoir. Bien qu’Hérode fût un tyran cruel, Jean-Baptiste n’a pas hésité à condamner sa conduite adultère et à dénoncer son péché publiquement. Jean a été mu par l’Esprit Saint pour donner un témoignage et enseigner au peuple que personne ne peut violer légitimement les commandements de Dieu, même pas un roi. Jean n’a pas craint les conséquences de ses actions. Il savait que s’il était fidèle, Dieu serait de son côté et que jamais il ne le laisserait tomber, même s’il devait souffrir à cause de la vérité. Soyons courageux, nous aussi, dans le témoignage que nous donnons dans notre famille, avec nos amis et dans la société dans son ensemble. Quand nous le ferons, Dieu sera avec nous et nous n’aurons rien à craindre.

2. La parole qui touche. Marc nous dit qu’Hérode, bien qu’il fût offensé quand Jean l’a accusé d’adultère, " aimait l’entendre." et " était très embarrassé." Dans sa faiblesse morale, il a persisté dans son péché, pourtant l’appel au repentir du prophète a touché sa conscience. Hérode était dans la confusion. Quelque chose remuait dans sa conscience. l’Esprit Saint parlait à son for intérieur afin de l’emmener à regretter son péché. Dieu n’abandonne jamais le pécheur, mais lui donne la grâce de se tourner de nouveau vers lui. Il ne faut jamais perdre espoir pour quel qu’un qui semble être perdu et errant dans le péché. Continuons à dire la vérité avec amour et à prier pour sa pleine conversion. Dieu peut changer le cœur du plus endurcis des pécheurs. Il nous a tellement pardonné, et il peut pardonner aux autres aussi.

3. Une conversion coupée court. L’évangile nous dit qu’Hérode, dans une promesse imprudente à la fille d’Hérodias, s’est trouvé compromis et par peur de perdre la face, il a ordonné la décapitation de Jean-Baptiste. Ici sa faiblesse morale a dominé les premiers élans de la grâce de la conversion. Il a fermé son cœur à l’action de Dieu à cause de sa convoitise et de sa vanité, et il a commis le crime terrible du meurtre d’un homme innocent. Dans un cœur livré à ses propres passions le péché obscurcit la conscience et étouffe la grâce de Dieu.

Dialogue avec le Christ Seigneur, donne-moi la grâce d’une bonne conscience afin de toujours présenter la vérité avec rectitude et amour pour ta loi.

Résolution Je prierai pour la grâce de témoigner de la vérité "à temps et à contretemps", sans avoir peur des conséquences, et toujours avec beaucoup de charité.


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samedi 7 février 2009
Jésus, Seigneur et Ami.


Saint Marc 6, 30-34
Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.



Prière d’introduction Seigneur Jésus, tu es le seul vrai Seigneur. Tu es celui qui sait aimer tous les hommes. Cependant, ton amour n’est jamais impersonnel. Tu recherches une relation très proche, très personnelle comme la relation que tu avais avec Pierre et avec les apôtres. Aide-moi à percevoir ton désir et à conserver intact mon amour initial pour toi. Puisse ma foi, mon espérance et mon amour être très personnels et intimes.

Demande Seigneur, aide-moi à comprendre l’amitié personnelle que tu désires avoir avec moi. Puisse notre relation ne jamais refroidir ou devenir routinière à cause d’un manque d’effort de ma part.

Points de réflexion
1. Donner des ailes à l’amour. Jésus Christ se concentre et se comporte selon la mission confiée par le Père. Peu approchent de ce niveau de détermination et de si forte résolution qui donnent de tels résultats dans les tâches confiées – dans son cas, la gloire de Dieu et le salut des âmes. Pourtant, Notre Seigneur est différent de beaucoup de chefs d’entreprise hyper énergiques et super efficaces ou d’autres hommes comblés de réussites dans ce monde. Jésus n’utilise jamais personne pour parvenir à ses fins. Il recherche d’abord le bien temporel et éternel de chacun puis se contente de les inviter à partager avec lui sa mission. Envahis par l’attention personnelle que le Christ leur porte, ses disciples deviennent personnellement convaincus et motivés pour partager sa mission. Quand les apôtres reviennent de leur envoi en mission, en se réjouissant de leur succès, Jésus se réjouit aussi. Mais il est plus préoccupé pour eux : Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. .

2. Prendre soin des siens. Quand on lit les Evangiles entre les lignes, on constate que le Christ se donne sans réserve à ceux qui viennent à lui pour des guérisons spirituelles ou physiques. Nous découvrons qu’il a pitié des grandes foules qu’il compare à “un troupeau sans berger”. Cependant, même son amour et son attention illimités pour les foules ne l’empêche pas de s’occuper de ses apôtres, qui ont certainement leurs propres limites et leurs besoins humains. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, nous lisons : “les gens allaient et venaient en grand nombre et n’avaient même pas la possibilité de manger.” Jésus invite les Douze à partir avec lui en bateau vers un endroit désert. Il sait qu’ils ont besoin d’un temps pour se reposer et pour retrouver des forces. Il se donne totalement pour ceux qui lui sont proches.

3. Veiller sur les siens. Essayons d’imaginer Jésus Christ travaillant sans relâche pour les autres, prêchant, enseignant et guérissant, avec ses apôtres, au milieu d’une grande foule. Tout en se mettant au service de tous, il est particulièrement attentif aux siens, à ses apôtres. Il remarque immédiatement quand, à cause de leur grande fatigue, leur énergie commence à faiblir et leur enthousiasme à refroidir. Immédiatement, il cherche une occasion pour les amener à se reposer. Comment est-ce que je m’occupe de ceux qui me sont confiés ? Les enfants, mon épouse, un employé. Est-ce que je me sens responsable de leur bien matériel et spirituel ? Est-ce que je veille sur eux comme un père ou une mère de la même manière que Jésus avec les siens ? Contemplons le Seigneur afin d’apprendre comment lui ressembler davantage.

Dialogue avec le Christ Seigneur, tu es pour les âmes, la mère, le père et l’ami modèle. Tu sais comment tirer le meilleur de nous-mêmes par ton attention et ton amour personnalisés. Enseigne-moi à mettre en premier les besoins des autres avec un véritable amour chrétien.

Résolution Je prendrai du temps aujourd’hui pour réfléchir sur la manière dont je veille sur ceux dont je suis responsable. Aujourd’hui, je m’occuperai avec délicatesse de leur besoins physiques et spirituels.

Nous sommes heureux de joindre à la méditation de ce jour une lettre du Directeur Général de la congrégation des Légionnaires du Christ et du Mouvement Regnum Christi, le Père Alvaro Corcuera, L.C., adressée à l’occasion de la nouvelle année 2009 à tous les amis et membres du Mouvement Regnum Christi. Vous pouvez la lire ici : Lettre du Père Alvaro Corcuera, L.C.


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Cette méditation a été préparée par un prêtre
de la congrégation des Légionnaires du Christ.

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